Le Qatar a averti mardi 24 septembre des conséquences graves résultant de la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb au Yémen. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déclaré que le monde ne peut pas être témoin de la fermeture d'une autre voie maritime importante après la fermeture du détroit d'Hormuz. Cet avertissement intervient alors que les Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, contrôlent plusieurs zones côtières et insulaires près de ce détroit.
Importance du détroit de Bab el-Mandeb pour le commerce mondial
Le détroit de Bab el-Mandeb relie la mer Rouge au golfe d'Aden et, en temps normal, environ 10 % du commerce maritime mondial passe par ce détroit. La fermeture de ce détroit pourrait entraîner une augmentation des coûts de transport, des perturbations dans la chaîne d'approvisionnement et une hausse des prix des biens. Le Qatar, en tant que petit pays mais stratégiquement situé dans le golfe Persique, sait pertinemment que cette situation pourrait affecter la sécurité économique et commerciale mondiale.
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Négociations de sécurité entre l'Égypte et l'Arabie Saoudite
Dans ce contexte, le bureau de la présidence égyptienne a annoncé que Abdel Fattah al-Sissi, le président de ce pays, et Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, ont souligné lors de leurs négociations mardi (24 septembre) la nécessité d'assurer la liberté et la sécurité de la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb et la mer Rouge. Ces négociations reflètent les inquiétudes croissantes concernant la sécurité maritime dans cette région. La présidence égyptienne a également exprimé son soutien aux efforts de l'Arabie Saoudite pour maintenir la sécurité et la stabilité dans cette région.
Des rapports indiquent également que les miliciens Houthis soutenus par l'Iran poursuivent leur avancée rapide le long des côtes de la mer Rouge et se rapprochent du détroit de Bab el-Mandeb. Cette situation a accru les tensions dans la région et a intensifié les inquiétudes concernant la possibilité d'attaques contre des navires commerciaux.
Conséquences militaires et politiques
Parallèlement, les États-Unis surveillent également la situation au Moyen-Orient. Selon des rapports récents, les États-Unis ont dépensé environ 33,4 milliards de dollars pour la guerre contre l'Iran jusqu'au 29 juin (8 Tammuz). Ces dépenses témoignent de la volonté des États-Unis de maintenir la stabilité dans la région et d'empêcher l'expansion de l'influence iranienne. Donald Trump, l'ancien président des États-Unis, a également récemment déclaré que son pays était en train de produire des armes plus avancées, qui sont quotidiennement mises à la disposition des forces américaines au Moyen-Orient.
Ces développements surviennent alors que Mohsen Rezai, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, a déclaré qu'aucune négociation avec les États-Unis n'aura lieu tant que les conditions de l'Iran ne seront pas acceptées. Ces déclarations illustrent les complexités diplomatiques dans la région et pourraient affecter les efforts internationaux pour résoudre la crise au Yémen.
Conclusion
La fermeture du détroit de Bab el-Mandeb pourrait avoir de vastes conséquences économiques et sécuritaires pour les pays de la région et le monde. Étant donné l'importance de ce détroit pour le commerce mondial, les pays de la région doivent rapidement prendre des mesures pour garantir la sécurité et la liberté de navigation. La poursuite des tensions dans cette région pourrait entraîner de nouvelles crises qui affecteraient non seulement les pays voisins mais aussi l'économie mondiale.
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