Hashim Thaci, ancien président du Kosovo, a été condamné le 25 octobre 2023 pour quatre chefs d'accusation de crimes de guerre durant la guerre d'indépendance de son pays contre la Serbie. Le tribunal spécial du Kosovo à La Haye, aux Pays-Bas, a prononcé cette sentence et Thaci a été condamné à 25 ans de prison. Il a 58 ans et a joué un rôle en tant que commandant en chef de l'Armée de libération du Kosovo (KLA) dans ces crimes.
Détails du jugement et des accusations
Thaci a été accusé de crimes tels que meurtre, torture et détention illégale. Le tribunal a déclaré qu'il avait participé au meurtre de 96 opposants politiques et de personnes considérées comme des collaborateurs des forces de sécurité serbes. Alors que le juge Charles Smith lisait le jugement, Thaci était debout en silence, vêtu d'un costume.
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Condamnation d'autres commandants de la KLA
En plus de Thaci, trois autres commandants supérieurs de la KLA ont également été condamnés pour diverses accusations. Jakup Krasniqi a été condamné à 25 ans de prison, Kadri Veseli à 18 ans, y compris le temps de détention précédent, et Rexhep Selimi à 13 ans de prison. Le juge Smith a fait référence aux tortures et aux meurtres commis par la KLA avant de lire les sentences, en déclarant : "Aucun drapeau ne peut cacher la honte de tuer des innocents." Cette phrase est citée d'un historien américain, Howard Zinn.
Réactions au Kosovo
Ce procès a été entouré de nombreuses controverses au Kosovo. Beaucoup d'Albanais du Kosovo considèrent la KLA et Thaci comme des figures respectées et des héros de la guerre d'indépendance. Dans la capitale du Kosovo, Pristina, des milliers de personnes se sont rassemblées pour regarder la diffusion en direct du jugement sur un grand écran et, après avoir entendu la décision, ont réagi avec choc et désespoir. Certains spectateurs ont scandé des slogans en soutien à la KLA et à Thaci.
Ce jugement et ce procès illustrent globalement les défis complexes auxquels le Kosovo est confronté dans son processus de construction nationale et dans ses efforts pour reconstruire son identité. Alors que certains considèrent ce jugement comme un signe de justice réalisée, d'autres le perçoivent comme un affaiblissement des héros nationaux et des symboles de résistance contre la Serbie.
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