Des responsables militaires européens et arabes se sont réunis jeudi à Paris pour examiner les besoins des forces armées libanaises et discuter de la fin imminente de la mission des casques bleus de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban). Cette réunion se tient dans un contexte d'inquiétudes croissantes concernant la possibilité d'une reprise des attaques militaires israéliennes dans le sud du Liban.
Réunion avec des responsables de haut niveau
Ces discussions seront présidées par Emmanuel Macron, le président de la France, en présence de Joseph Aoun, le président du Liban, et d'Abdallah II, le roi de Jordanie. Un haut responsable militaire des États-Unis, actif dans les affaires de sécurité au Moyen-Orient, sera également présent à cette réunion.
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Inquiétudes concernant un vide sécuritaire
Cette réunion se tient après plusieurs cycles de discussions entre Israël et le Liban, médiés par les États-Unis. En juin, un accord-cadre a été signé entre Israël et le Liban, mais cet accord n'a pas conduit au retrait d'Israël des zones occupées du sud du Liban, et ce pays a continué ses attaques. La nuit dernière, les forces israéliennes ont mené des attaques à travers le sud du Liban, causant des dommages et des pertes humaines, selon l'agence nationale libanaise.
Au cours de la semaine dernière, des frappes aériennes israéliennes ont tué au moins 13 personnes dans une ville du sud du Liban, dont six enfants. Cette situation a marqué l'un des jours les plus meurtriers des bombardements israéliens ces dernières semaines.
Nouvelles options pour une mission internationale
Le principal sujet de cette réunion à Paris est l'examen du vide sécuritaire qui pourrait survenir après le retrait imminent de la mission de la FINUL, qui est présente au Liban depuis près de 50 ans. Bien que le Liban et la France souhaitent tous deux le prolongement de la mission de la FINUL, les États-Unis et Israël n'ont pas encore donné de signe de soutien à cette prolongation.
Les responsables présents à Paris envisagent des options pour une nouvelle mission internationale, notamment avec le soutien de la France et de l'Italie, qui agiront en dehors du cadre de la mission des Nations Unies. Ces missions se concentreront sur la formation, l'équipement, l'échange d'informations et le soutien consultatif pour les forces armées libanaises.
La France a déclaré qu'elle souhaitait que « le cadre, les paramètres et les modalités » du déploiement de ces forces soient clarifiés lors de cette réunion, afin d'assurer un soutien international solide pour les forces libanaises. Les inquiétudes concernant la reprise possible des attaques militaires israéliennes, malgré le cessez-le-feu déclaré, augmentent au Liban.
De plus, le désarmement du groupe armé libanais, le Hezbollah, est considéré comme une condition clé pour le retrait d'Israël du sud du Liban. Joseph Aoun a de nouveau souligné sa détermination à désarmer ce groupe, mais « sans confrontation » avec celui-ci.
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