Les Houthis ont informé les responsables américains lors d'une réunion informelle qui s'est tenue dimanche à l'ambassade des États-Unis à Mascate qu'ils n'avaient aucune intention d'attaquer les navires américains et israéliens. Cette rencontre a eu lieu à la suite de récents contacts entre le gouvernement américain et les Houthis, au cours desquels ce groupe avait demandé à Washington de s'éloigner de la guerre au Yémen.
Le rôle d'Oman en tant qu'intermédiaire
Deux sources bien informées ont souligné que le gouvernement d'Oman, en tant qu'intermédiaire de longue date dans la région, a joué un rôle important dans l'organisation de cette réunion. Des représentants de l'ambassade des États-Unis étaient présents et une délégation des Houthis dirigée par Mohammed Abdelsalam, un haut responsable de ce groupe, y a participé. Abdelsalam, qui est sous sanctions américaines, a assuré aux responsables américains que les Houthis respecteraient le cessez-le-feu de 2025.
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Selon l'une des sources présentes à cette réunion, les Houthis ont également déclaré qu'ils n'attaqueraient pas les navires israéliens ni aucun des navires commerciaux, sauf ceux appartenant à l'Arabie saoudite. Cette action démontre la volonté des Houthis de réduire les tensions dans la région et de maintenir la stabilité de la navigation dans la mer Rouge.
Les conséquences de la guerre au Yémen
La guerre au Yémen, qui a commencé en 2014, est devenue l'une des crises les plus complexes et coûteuses au Moyen-Orient. Les Houthis, qui contrôlent la bande côtière du Yémen sur la mer Rouge, se battent contre une coalition dirigée par l'Arabie saoudite. Cette guerre a progressé lentement ces dernières années en raison des cessez-le-feu, mais en juillet 2023, avec l'annonce du blocus des navires saoudiens en mer Rouge, les hostilités ont de nouveau intensifié.
Mohammed ben Salmane, le prince héritier d'Arabie saoudite, a demandé la semaine dernière un soutien militaire des États-Unis lors d'un appel avec Donald Trump, le président américain. Des rapports indiquent que Washington a informé Riyad qu'il ne s'engagerait pas directement dans cette crise, mais que le maintien de la liberté de navigation en mer Rouge et la prévention de l'exportation du terrorisme vers les États-Unis sont d'une grande importance.
L'ambassade d'Oman aux États-Unis et Mohammed Abdelsalam n'ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant cette réunion. Pendant ce temps, les tensions dans la région et les développements liés à la guerre au Yémen se poursuivent, et cette réunion pourrait représenter un tournant dans l'approche des Houthis et leurs futures interactions avec les États-Unis.
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