Abdel Fattah al-Sissi, président de l'Égypte, a insisté lors de sa récente rencontre avec Mohammed ben Salmane, prince héritier d'Arabie Saoudite, sur l'importance d'ouvrir un dialogue avec le mouvement Ansarallah du Yémen et d'interagir avec l'Iran. Cette rencontre a eu lieu alors que Le Caire s'efforce d'empêcher Riyad de s'engager dans des conflits prolongés.
Détails de la rencontre et axes de discussion
Lors de cette rencontre, qui est rapidement passée d'un niveau de contacts sécuritaires à un niveau de leadership politique, deux axes principaux ont été examinés. Le premier axe concernait la manière d'interagir avec l'Iran. Al-Sissi est convaincu que les discussions entre les deux pays doivent être approfondies et que des pressions doivent être exercées sur les États-Unis pour mettre fin aux guerres et réduire le blocus économique contre Téhéran.
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Le deuxième axe de ces négociations concernait la manière d'interagir avec le mouvement Ansarallah. Al-Sissi a souligné qu'il est nécessaire d'ouvrir un dialogue yéménite-yéménite et qu'aucune partie ne doit être exclue de ces discussions. Il a également insisté sur le fait que la poursuite des tensions militaires ne peut conduire à des résultats stables et qu'il est nécessaire de négocier.
Conséquences de ces discussions
Abdel Fattah al-Sissi a également promis lors de cette rencontre de soumettre ce plan à Mohammed ben Zayed, président des Émirats Arabes Unis. Il a souligné l'importance de montrer de la flexibilité face aux changements après les récentes guerres et a ajouté que les conflits militaires prolongés doivent être résolus par la négociation.
De plus, Al-Sissi a demandé à Ben Salmane d'ouvrir le plus rapidement possible un canal de négociation avec Ansarallah et d'éviter de s'engager dans des attaques militaires sévères. Il a également souligné que l'Égypte n'a pas l'intention de s'engager dans des guerres sans objectifs clairs.
Dans ce contexte, l'Égypte a également laissé la porte ouverte à ses propres initiatives concernant le dossier yéménite, que ce soit de manière indépendante ou en coordination avec Oman. Haitham ben Tariq, sultan d'Oman, devrait bientôt se rendre au Caire, et ce dossier sera en tête des priorités de cette visite.
Après la visite de Ben Salmane en Égypte, où des déclarations ont été faites sur la « fraternité et les relations distinctes » entre les deux pays, des commentaires ont été publiés par le général Osama Dawoud, commandant de la garde-frontière égyptienne, soulignant la coordination entre Le Caire et Riyad pour assurer la sécurité des frontières communes.
Une source militaire a noté à ce sujet que ces déclarations ne signifient aucune intensification des tensions militaires ou préparation à une action conjointe entre les deux pays, et que les collaborations et les coordinations entre les deux institutions militaires égyptienne et saoudienne sont étendues.
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