Naomi Klein, auteure et militante de premier plan, dans son dernier livre intitulé « Le fascisme des derniers jours », examine les effets dévastateurs de la richesse extrême sur la société. Elle, qui a toujours été active dans la critique du néolibéralisme et du monde numérique, se penche cette fois sur les milliardaires de la technologie et sur la manière dont ils exploitent les crises environnementales et financières pour acquérir du pouvoir.
Une image de l'avenir
Le livre de Klein commence par une image d'une ville paradisiaque en 2026, où deux hommes, dont Jared Kushner, décrivent les beautés de cette ville. Cette image n'est pas seulement une métaphore mais représente les aspirations des milliardaires à créer un espace de vie luxueux, éloigné des réalités sociales. Cette ville, appelée « Le nouveau rapport de Gaza », illustre clairement la cupidité et la suprématie de la classe riche dans un monde en crise.
Le forum économique mondial annuel à Davos, en Suisse, est toujours considéré comme une plateforme pour les milliardaires, où ils parlent de leurs œuvres caritatives dans le domaine de la pauvreté et des changements climatiques. Cependant, ce qui a été observé cette année montre clairement leurs aspirations à exploiter les crises. Cette réunion est devenue, au lieu de fournir de véritables solutions, un spectacle de vies infiniment luxueuses et inaccessibles.
Une nouvelle ère de fascisme
Le livre de Klein examine en profondeur comment la richesse extrême peut pousser un individu vers la suprématie et l'éloignement des réalités sociales. Elle souligne qu'aujourd'hui, les crises environnementales et financières sont devenues des armes entre les mains des riches, qui les utilisent pour renforcer leur pouvoir. Ce phénomène semble être non seulement une menace pour la justice sociale, mais aussi un signe de l'émergence d'une nouvelle forme de fascisme dans le monde moderne.
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