Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a présenté le Canada comme le premier « membre associé » de l'Union européenne lors de son discours annuel au siège du Parlement européen à Strasbourg le 26 septembre 2023. Cette proposition a été faite au milieu des tensions économiques et politiques entre le Canada et les États-Unis, et fait suite aux efforts du gouvernement canadien pour diversifier ses relations commerciales et réduire sa dépendance vis-à-vis du marché américain.
Proposition de nouvelle coopération avec le Canada
Von der Leyen a expliqué dans ce discours que ce partenariat proposé vise à créer un « espace commun pour le bien-être et la sécurité économique » basé sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA). Elle a souligné que la coopération entre l'Europe et le Canada ne se limiterait pas au commerce, mais serait également fondée sur des valeurs démocratiques communes. Von der Leyen a déclaré : « Nous avons une vision commune du monde : de l'intelligence artificielle aux changements climatiques, de l'Arctique à la géopolitique. »
En savoir plus : Victoire controversée des droites en Allemagne : Trump célèbre
Les déclarations de von der Leyen représentent un changement significatif dans la politique de l'Union européenne, car ce bloc a historiquement résisté à des concepts flexibles. Dans ce contexte, elle a invité Mark Carney, Premier ministre du Canada, à la rejoindre à Strasbourg et à prononcer son discours jeudi.
Défis énergétiques et de sécurité
Von der Leyen a ensuite abordé les défis liés à la dépendance aux ressources énergétiques, en déclarant : « Depuis le début du conflit dans le détroit d'Ormuz, nos importations de combustibles fossiles nous ont coûté 90 milliards d'euros de plus, sans que nous ayons reçu un seul molécule d'énergie supplémentaire. » Elle a également souligné la nécessité de développer des sources d'énergie verte, y compris les énergies renouvelables et nucléaires.
La présidente de la Commission européenne a également évoqué la nécessité de créer un mécanisme en complément de l'article 4 de l'OTAN, en disant : « Nous avons encore trop de dépendances dangereuses. Pour de nombreuses matières premières critiques, nous sommes dépendants à plus de 80 % et pour certains éléments de terres rares, jusqu'à 90 % de la Chine. » Ces déclarations reflètent les préoccupations sérieuses de l'Europe en matière de sécurité énergétique et d'approvisionnement en matières premières.
Préoccupations concernant le Moyen-Orient et les droits de l'homme
Von der Leyen a également évoqué la souffrance humaine à Gaza et la violence des colons israéliens en Cisjordanie, en déclarant : « La décision du cabinet israélien de promouvoir le projet de colonisation illégale E1 est inacceptable. » Elle a souligné que l'Europe doit jouer un rôle plus important dans le soutien aux droits des Palestiniens et dans la préservation de la solution à deux États.
Enfin, von der Leyen a noté qu'actuellement, les États membres de l'Union européenne n'ont pas réussi à établir le consensus nécessaire pour une réponse unifiée aux évolutions au Moyen-Orient, en disant : « Lorsque l'Europe est divisée, elle ne peut pas changer le cours des événements. » Ces propos illustrent les défis auxquels l'Europe est confrontée sur la scène internationale et la nécessité de solidarité entre les membres de cette union.
En savoir plus : La Suède à l'approche des élections : les droites vont-elles prendre le pouvoir ? · Ursula von der Leyen : le Canada peut devenir le premier membre associé de l'Union européenne
AlJazera Farsi
روایت خاورمیانه



