Ahmed al-Shar', président du gouvernement intérimaire de Damas, a déclaré lors de sa présence à l'« Association des médias arabes » aux Émirats arabes unis que la Syrie est d'une certaine manière renaissante après la levée des sanctions. Lors de cette réunion, il a remercié Recep Tayyip Erdoğan, président de la Turquie, et Mohammed ben Salmane, prince héritier d'Arabie saoudite, pour leur soutien à la Syrie, tout en évoquant les défis à venir.
Manifestations et augmentation des prix du carburant
Ces derniers jours, la Syrie a connu des manifestations en raison de l'augmentation des prix du carburant. Ce cycle de manifestations a commencé le 13 septembre et dès le premier jour, une vidéo d'un citoyen syrien criant « Nous ne voulons pas de ronds-points ou de nouveaux centres commerciaux, nous voulons juste vivre » a circulé sur les réseaux sociaux.
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Le comité de tarification des produits pétroliers syriens a annoncé le 12 septembre une augmentation de 22 % des prix du carburant et du gaz. Le prix d'un litre d'essence avec un indice d'octane de 95 a été porté à 195 livres syriennes et celui de l'essence avec un indice d'octane de 90 à 185 livres. De plus, le prix d'un litre de diesel a atteint 175 livres et le prix d'un cylindre de gaz domestique a atteint 1 600 livres. Cette augmentation des prix a conduit à des manifestations et à des blocages de routes dans au moins sept provinces, notamment Alep, Hama et Idlib.
Défis économiques et crises sociales
Malgré les promesses du gouvernement concernant la reconstruction et l'attraction d'investissements étrangers, de nombreux Syriens ne sont pas satisfaits de la situation économique. Les crises économiques, combinées à un manque de services publics tels que l'eau, l'électricité et la santé, ont fortement mis à mal le niveau de vie des familles. Selon des rapports, le salaire moyen d'un employé ne suffit qu'à couvrir 28 à 38 % des coûts minimaux du panier de subsistance d'une famille de cinq personnes.
Depuis le changement de pouvoir, plus de 3,5 millions de déplacés internes et de réfugiés étrangers sont retournés dans leurs villes et villages. Cependant, l'absence d'infrastructures de base telles que des maisons, de l'eau, de l'électricité, des écoles et des hôpitaux a empêché leur accueil dans ces régions. Parallèlement, les crises climatiques et la sécheresse ont également accru les pressions.
Le gouvernement syrien a déclaré que l'augmentation des prix du carburant était due aux coûts mondiaux d'approvisionnement en essence, en diesel et en autres produits pétroliers. De plus, les perturbations dans les voies d'approvisionnement et de transport maritime sont également considérées comme des facteurs influençant le marché de l'énergie en Syrie.
Enfin, malgré de multiples accords entre Damas et des parties étrangères pour financer la reconstruction, le mécontentement à l'égard du gouvernement a augmenté en raison de son manque d'attention aux besoins urgents des gens. Les analystes estiment que le gouvernement devrait se concentrer sur l'amélioration de la vie quotidienne des gens plutôt que sur l'attraction d'investissements étrangers.
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