Les responsables des États-Unis ont récemment rencontré des représentants des Houthis à l'ambassade de leur pays à Mascate, la capitale d'Oman. Cette rencontre a eu lieu après que les Houthis ont pris le contrôle de milliers de kilomètres carrés de terres au Yémen en quelques jours.
Contrôle des Houthis sur le détroit de Bab el-Mandeb
Les zones stratégiques et les vastes côtes de la mer Rouge au Yémen sont désormais sous le contrôle des Houthis, qui dominent le détroit de Bab el-Mandeb, un point clé pour le transport mondial et l'approvisionnement énergétique. Lors de cette rencontre, les Houthis ont assuré aux responsables américains qu'ils n'avaient aucune intention d'attaquer la flotte américaine en mer Rouge et qu'ils n'imposeraient leurs restrictions qu'aux navires liés à l'Arabie saoudite.
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Inquiétudes mondiales concernant les impacts sur le marché de l'énergie
Cependant, ces déclarations pourraient ne pas dissiper les inquiétudes. Le détroit d'Ormuz, qui est l'une des deux principales voies de transport maritime au monde, a été confronté à des restrictions au cours des six derniers mois, et toute nouvelle perturbation pourrait faire grimper les prix mondiaux du pétrole. Cela pourrait poser de nouveaux défis politiques pour Donald Trump, le président américain, avant les élections de mi-mandat en novembre.
Certaines experts s'inquiètent de la fiabilité des déclarations des Houthis, surtout compte tenu de leur historique d'attaques contre des navires commerciaux et de leurs relations étroites avec l'Iran. En même temps, certains analystes estiment que Washington pourrait n'avoir d'autre choix que d'accepter ce groupe dans la situation actuelle, car les ressources militaires américaines sont fortement engagées dans la guerre contre l'Iran.
Efforts de l'Arabie saoudite pour obtenir le soutien des États-Unis
Entre-temps, des rapports indiquent que Mohammed ben Salmane, le prince héritier d'Arabie saoudite, a contacté Trump deux fois la semaine dernière pour lui demander d'attaquer ce groupe. Cependant, le président américain a refusé de procéder à cette action. De plus, l'amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central des États-Unis, s'est rendu en Arabie saoudite pour discuter des collaborations d'urgence avec le prince héritier.
Trump essaie également de rassurer l'Arabie saoudite que ce pays est un bon ami et que tout ira bien, mais il n'a offert aucun engagement militaire spécifique, et la Maison Blanche n'a donné aucune garantie pour défendre les infrastructures énergétiques de l'Arabie saoudite ou ses voies maritimes.
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