Le Kremlin a de plus en plus pris des mesures pour éliminer les risques potentiels de mécontentement public dans les semaines précédant les élections de la Douma. Dans ce cadre, les candidats des partis d'opposition contrôlée, comme le Parti communiste de la Fédération de Russie (CPRF), ont été arrêtés ou disqualifiés. Ces actions sont particulièrement évidentes concernant le parti Iabloko, le seul parti clairement anti-guerre, qui a récemment été disqualifié.
Élimination des candidats et mécontentement public
Par le passé, des leaders de l'opposition, y compris Alexeï Navalny, qui est en prison en raison de ses critiques contre le Kremlin, encourageaient à voter pour ces partis comme un vote contre le régime. Mais cette fois, le Kremlin s'est placé dans une position où il ne laisse aucune chance d'émergence de mécontentement public. Le mécontentement public est en augmentation et la probabilité d'un mécontentement lors du vote est si élevée qu'il ne peut être permis à l'opposition contrôlée d'agir librement.
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Inscription d'Iabloko et son impact
Le parti Iabloko, qui est le seul parti politique enregistré en Russie à respecter les principes démocratiques, a été autorisé à s'inscrire pour les élections de la Douma en juillet. Cette décision a probablement été prise pour montrer la confiance du Kremlin. Cependant, après une augmentation soudaine de l'intérêt public pour ce parti en raison de ses slogans anti-guerre, son inscription a été annulée en août par la Cour suprême. Cet intérêt imprévisible, en particulier sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche, reflète la volonté du peuple d'exprimer son mécontentement face à la situation actuelle.
Politiques répressives et leurs effets
Concernant le CPRF, qui est le deuxième plus grand parti à la Douma, certains de ses candidats ont été éliminés pour diverses raisons. Nikolaï Bandarenko, un communiste populaire avec plus de deux millions d'abonnés sur YouTube, a été disqualifié en raison de l'utilisation de « symboles extrêmes ». Cependant, aucun de ces partis ne représentera une menace pour la majorité du Parti Russie Unie si les répressions se poursuivent.
Le Kremlin, en exerçant des pressions politiques et en éliminant des observateurs indépendants, cherche à obtenir des résultats favorables. L'objectif actuel est d'atteindre 50 % de participation et 50 % de votes pour le Parti Russie Unie. Pendant ce temps, les inquiétudes concernant le mécontentement public ont considérablement augmenté et le Kremlin sait bien que ce mécontentement pourrait nuire au sort des élections.
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