Donald Trump, président des États-Unis, a qualifié lors d'un discours mercredi 25 septembre, la proposition d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, d'accorder une sorte d'« adhésion associée » au Canada de « ridicule ». Il a précisé que si ce plan était mis en œuvre, des tarifs élevés seraient imposés contre l'Europe ou une partie du commerce avec cette union serait suspendue.
Avertissement de Trump et réaction de la Commission européenne
Trump a déclaré que s'il considérait cette action comme hostile, des mesures sérieuses seraient prises. Il a également dit que s'il s'agissait d'une proposition de bonne foi, il n'y aurait pas de problème avec cela. En réaction à ces déclarations, la Commission européenne a annoncé jeudi que l'objectif de cette proposition était de rapprocher les relations avec le Canada et qu'elle n'était pas dirigée contre les États-Unis ou tout autre pays. Oluf Gill, porte-parole commercial de la Commission européenne, a souligné que cette proposition n'était pas destinée à contrer d'autres pays et visait à renforcer la coopération entre l'Union européenne et le Canada.
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Détails de la proposition von der Leyen
Ursula von der Leyen a proposé au Parlement européen que le Canada soit reconnu comme le premier membre associé de l'Union européenne. Les observateurs estiment que ce statut n'est pas défini dans les traités actuels de l'Union européenne et que sa mise en œuvre nécessite l'accord des États membres. Cette question se pose alors que Mark Carney, le premier ministre du Canada, cherche à élargir les relations d'Ottawa avec l'Union européenne en raison de l'intensification des tensions commerciales avec les États-Unis.
Dans le même temps, les législateurs américains ont approuvé mercredi 25 septembre un projet de sanctions étendues contre la Russie par 262 voix pour et 159 contre. Ce projet, nommé « Loi sur les sanctions contre la Russie et l'Iran au nom de Lindsey Graham en 2026 », est un hommage au sénateur républicain et l'un des principaux auteurs de ce projet, décédé cette année. Selon ce projet, les secteurs de l'énergie et de la défense en Russie, les banques et certains hauts responsables de ce pays seront soumis à des sanctions.
Ces sanctions permettront à Trump d'imposer des tarifs allant jusqu'à 100 % sur les acheteurs majeurs de pétrole et de gaz russes, notamment la Chine et l'Inde. L'objectif de cette mesure est de réduire les revenus de la Russie pour financer la guerre en Ukraine. Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine, a salué l'adoption de ce projet et a remercié les législateurs américains.
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