L'Arabie Saoudite a mené mardi plus de 50 frappes aériennes au Yémen en réponse aux attaques aériennes des Houthis. Ces frappes ont eu lieu après que les Houthis ont annoncé avoir tiré « des dizaines de missiles balistiques et de drones » vers la base aérienne militaire du roi Khalid à Khamis Mushait, dans le sud de l'Arabie Saoudite.
Attaques des Houthis et état d'urgence en Arabie Saoudite
Les Houthis, en ciblant les hangars d'avions, les systèmes radar et les dépôts de munitions à la base aérienne du roi Khalid, ont causé des dommages considérables aux infrastructures militaires saoudiennes. Suite à ces attaques, les autorités saoudiennes ont déclaré l'état d'alerte d'urgence à Khamis Mushait et dans trois autres villes du sud. Un résident de Khamis Mushait a rapporté aux journalistes avoir entendu des « explosions violentes » et a déclaré que les incendies causés par ces explosions avaient duré « longtemps ».
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Selon la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite, treize civils ont été blessés lors des attaques des Houthis. En réponse à ces attaques, l'Arabie Saoudite a lancé une vaste opération aérienne, visant les positions des Houthis au Yémen.
Escalade des conflits et ses conséquences
Depuis la reprise des combats en juillet, les Houthis ont pris le contrôle de certaines parties des côtes de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb. Ces développements sont devenus une partie d'une guerre plus vaste entre les États-Unis et l'Iran, affectant particulièrement les exportations mondiales de pétrole. Avec la prise de l'île de « Perim » à l'entrée de la mer Rouge, les Houthis ont ciblé les infrastructures pétrolières de l'Arabie Saoudite, ce qui a entraîné une augmentation des prix du pétrole, dépassant les 100 dollars le baril.
L'Arabie Saoudite considère également que la responsabilité de l'arrêt de son oléoduc est due aux milices soutenues par l'Iran en Irak. La fermeture prolongée de cet oléoduc pourrait réduire l'offre mondiale de pétrole de jusqu'à 4 %.
Dans le même temps, les Houthis ont menacé de poursuivre leurs attaques en réponse aux frappes de l'Arabie Saoudite et des forces gouvernementales yéménites. Hazem al-Asad, membre du bureau politique des Houthis, a déclaré : « La réponse du Yémen se poursuivra et s'intensifiera tant que l'Arabie Saoudite continuera ses agressions. »
L'escalade des conflits au Yémen a non seulement eu un impact sur la situation humanitaire de ce pays, mais est également devenue un défi pour Donald Trump, le président des États-Unis. Washington a jusqu'à présent résisté aux demandes de l'Arabie Saoudite pour une intervention militaire directe, n'ayant fourni qu'un soutien en matière de renseignement.
L'Agence des Nations Unies pour les migrations a également déclaré que la reprise des combats au Yémen a jusqu'à présent forcé 93 864 personnes à quitter leurs foyers. Cette crise humanitaire au Yémen est devenue l'une des pires situations humanitaires au monde.
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