La réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Yémen et la situation critique du détroit de Bab el-Mandeb s'est tenue le mardi après-midi 15 septembre 2026 (24 shahrivar 1405) à New York. Cette session a été convoquée suite à l'augmentation des tensions et des conflits au Yémen et aux menaces qui en découlent pour la navigation internationale.
Insistance de la Russie sur la retenue et les négociations politiques
Vassili Nebenzia, ambassadeur et représentant de la Russie auprès des Nations Unies, a exprimé son inquiétude concernant la situation militaire et politique actuelle au Yémen, en déclarant : « Ce pays traverse l'une des périodes les plus sévères d'escalade des tensions de ces dernières années. » Il a souligné la nécessité de retenue et de reprise des négociations politiques, ajoutant : « L'avancée des forces houthies sur les côtes de la mer Rouge rencontre une forte résistance et, malheureusement, aucun signe de calme n'est visible dans la situation. »
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Nebenzia a également évoqué les dangers que ces conflits représentent pour la navigation dans la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, en déclarant : « Une navigation libre et sûre dans cette partie du monde est essentielle pour garantir le transport de marchandises commerciales et humanitaires. » Il a demandé aux Houthis de s'abstenir de toute action menaçante contre les navires commerciaux et d'opter pour le chemin du dialogue plutôt que de la menace.
Position de la Chine et inquiétude face à l'escalade des tensions
San Li, ambassadeur et représentant de la Chine, a également exprimé son inquiétude face à l'escalade rapide des tensions, en insistant sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Yémen et de l'Arabie Saoudite. Il a déclaré : « La protection de la navigation dans la mer Rouge est une responsabilité internationale commune et les droits des navires commerciaux doivent être respectés. »
Li a également appelé toutes les parties à faire preuve de retenue et à revenir à la table des négociations. Il a souligné que garantir la liberté de navigation nécessite de mettre fin aux conflits armés et d'atteindre une paix durable.
Position des États-Unis et allégations anti-iraniennes
Jennifer Loosta, représentante des États-Unis, a réitéré les allégations contre les Houthis et l'Iran, appelant au retrait des forces d'Ansarallah des zones occupées. Elle a déclaré : « La liberté de navigation est la base de l'économie mondiale et les États-Unis collaborent avec leurs partenaires pour la protéger. » Loosta a également demandé au Conseil de sécurité d'examiner de manière plus approfondie le rôle de l'Iran dans le soutien aux Houthis.
Elle a affirmé : « L'Iran est reconnu comme le principal violateur des résolutions du Conseil de sécurité et le Conseil de sécurité ne peut ignorer ces réalités. » Ces déclarations ont suscité diverses réactions de la part d'autres pays et témoignent des tensions existantes dans la région.
Inquiétudes du Royaume-Uni et demande d'actions plus fermes
Kate Foster, adjointe au représentant permanent du Royaume-Uni, a également déclaré lors de cette réunion : « Les Houthis poursuivent leurs attaques imprudentes et cette situation constitue une menace sérieuse pour la navigation internationale et la stabilité régionale. » Elle a souligné la solidarité avec l'Arabie Saoudite et le droit de ce pays à défendre sa sécurité.
Foster a également averti le Conseil de sécurité que tant que les Houthis poursuivront leurs opérations militaires, aucun progrès vers la paix ne sera possible. Elle a demandé au Conseil de sécurité d'envoyer un message uni aux Houthis et de les inviter à cesser les attaques et à désamorcer les tensions.
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